Conseil municipal du 22 juin : ce qu’il faut en retenir

Aurore Bergé revient sur le Conseil Municipal du 22 juin dernier au cours duquel 4 points ont plus particulièrement retenu notre attention : la salle des festivités (encore des avenants… et des tarifs de location prohibitifs), le soutien à l’un des Clubs sportifs les plus fréquentés de notre commune – notre club de Tennis -, la question du logement social et notre question sur la prise en charge de la petite enfance.

 

Salle des Festivités :

« Ce soir, nous avons encore voté deux avenants pour la finalisation de la salle des festivités. Cette salle dont l’emplacement reste le plus original de France (entre un funérarium et un terrain de foot, face à une station service, à 2 pas de la déchetterie…) aura donc couté aux Magnycois 1,5 millions d’euros. A l’origine, son coût estimé était… moitié moins ! Sans compter près de 2 années de retard sur la finalisation des travaux. »

Au regard de son coût, il est donc capital que le plus grand nombre de Magnycois puisse en bénéficier…

« Sauf qu’avec les tarifs proposés et vu le niveau des prestations (emplacement, aucune place de parking supplémentaire, superficie, mobilier…), cela ne sera pas pour tout le monde : 1000 euros pour le week-end ! Si vous avez besoin de vaisselle pour vos convives, vous ajouterez 200 euros et un peu moins de 100 euros le ménage. Se marier à Magny-les-Hameaux, c’est prévoir un budget de 1300 euros ! »

 

Soutien au Tennis Club de Magny-les-Hameaux :

« Notre Club de tennis bénéficie d’un formidable taux de fréquentation. Il a su se renouveler et attirer de plus en plus d’adhérents. Bien géré, il a su adapter le tarif de ses cotisations pour ne pas avoir besoin de solliciter de manière excessive la commune. Sauf que voilà, trop bien géré, la ville lui retire sa subvention annuelle ! »

« Notre Club avait besoin d’une rénovation de l’un de ses courts extérieurs, particulièrement en mauvais état. Initialement, le budget prévu était de 50.000 euros avec une prise en charge de 20.000 euros pour la ville et 30.000 pour le Club. Le prestataire retenu a présenté un budget de 44.000 euros. Nous avons néanmoins demandé à ce que la ville maintienne son engagement de 20.000 euros pour que la charge soit moins lourde pour l’association : refusé par la majorité de gauche ! »

 

Logement social sur notre commune : impératifs de transparence et d’équilibre :

« Une Charte nous était ce soir présentée dont l’objectif est d’avoir plus de transparence quant aux critères d’attribution. Chiche ! Nous avons demandé une véritable transparence et des engagements : l’engagement qu’aucun élu ne bénéficie ou ne fasse bénéficier à un membre de sa famille d’un logement social alors que tant de familles attendent, l’engagement également qu’un élu qui serait en logement social avant son mandat et qui, grâce à ses indemnités, dépasserait le plafond quitte son logement social. Là aussi : refusé par la majorité de gauche. La transparence n’est pas bonne pour tout le monde ! »

« Notre ville compte aujourd’hui 33% de logements sociaux et les constructions prévues ne feront qu’augmenter ce taux fragilisant notre équilibre entre les personnes qui bénéficient légitimement de la solidarité communale et ceux qui permettent de maintenir cette solidarité. Aucun effort n’est fait pour l’accession à la propriété. J’ai également interpellé la majorité de gauche sur les 304 pavillons au Buisson qui attendent depuis trop d’années des réhabilitations et j’ai demandé pourquoi le bailleur social de ces pavillons avait été choisi pour réaliser un nouveau programme immobilier sur la commune. Un choix de la majorité de gauche qui nous laisse songeur. »

 

Prise en charge de la petite enfance et soutien aux assistantes maternelles du secteur libre :

« Nous sommes régulièrement interpellés sur les besoins de modes de garde pour la petite enfance. Nos équipements ne sont pas adaptés aujourd’hui pour faire face aux demandes croissantes et légitimes des habitants. Créer de plus en plus de logements suppose évidemment de trouver des solutions de gardes nouvelles. Et les familles, notamment les familles monoparentales ne doivent pas être laissées dans la détresse. »

« Les assistantes maternelles du secteur libre sont nombreuses sur la commune. Leur métier est difficile et elles sont souvent isolées. Nous avons donc interpellé la municipalité pour savoir quand serait enfin créée un relais ou une maison des assistantes maternelles. Réponse de ma majorité de gauche : pas à l’ordre du jour ! »